Dr. Daniele Cantini

   (Réseau mondial de développement (New Delhi, Inde, et Clermont-Ferrand, France), affilié au Centre Leibniz pour l’Orient moderne, Berlin/Allemagne)

Dr. Daniele Cantini est anthropologue social, actuellement Fellow au Global Development Network et chercheur affilié au Leibniz-Zentrum Moderner Orient à Berlin. Il est l’auteur de Youth and Education in the Middle East: Shaping Identity and Politics in Jordan (Londres, 2016), l’éditeur de Rethinking Private Higher Education: Ethnographic Perspectives(Leiden, 2016) et de Bounded Knowledge: Doctoral Studies in Egypt (Le Caire/New York, 2021), ainsi que le coéditeur de Anthropologie sociale dans le monde arabe : l’histoire fragmentée d’une discipline inconfortable (Tunis/OpenEdition, 2026). Une liste complète de ses publications est disponible sur ORCID.

Contact: daniele.cantini@gmail.com

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Domaine de recherche interdisciplinaire (IRF): IRF II « Inégalités & Mobilité »

Description du projet :

Ce projet en cours explore les liens entre la mobilité des chercheurs, les infrastructures de recherche, les parcours professionnels et la production de connaissances dans les sciences sociales et humaines à l’échelle de la région. Pendant la durée de la bourse, il se concentrera plus particulièrement sur le Maghreb. La principale question de recherche consiste à examiner le rôle des programmes et institutions récemment créés, proposant des formations de troisième cycle et des bourses de recherche, dans la transformation des conditions de la recherche, du choix des thèmes et des langues de recherche, ainsi que des parcours professionnels dans les sciences sociales à l’échelle de la région.

Si la mobilité a toujours été une composante essentielle des marchés du travail universitaires et si la formation à la recherche acquise à l’étranger est devenue une norme bien établie, elle a largement contribué à une extraversion systémique. Ces dernières années ont vu émerger des tentatives de réarticulation des paysages de recherche locaux, grâce à la création de nouveaux établissements de formation à la recherche et à la réforme de ceux qui existent déjà, afin de transformer les infrastructures de production des connaissances. Cette évolution poursuit le double objectif de contrer les effets de la « fuite des cerveaux » liés à cette mobilité et de permettre à d’autres sujets de recherche, plus en phase avec les réalités locales et souvent publiés en arabe, d’intégrer l’agenda de la recherche.

Le projet s’interroge sur la manière dont la mobilité des chercheurs influence les types de savoirs qu’ils produisent et dans quelle mesure les nouvelles formes d’infrastructures de recherche, notamment en matière de formation et de soutien, modifient les conditions de production des savoirs dans la région.

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